
Dès 1943 - CECA et l'aventure de la diatomite.
Les carrières exploitées par CECA ne sont pas des carrières comme les autres. Les produits que l'on en extrait, souvent méconnus du public, sont très particuliers et rares. On trouve au monde plus de mines d'or que de gisements de diatomites exploitables ! C'est à cette rareté que l'on doit des implantations qui peuvent, à priori, paraître surprenantes.
La diatomite, que CECA traite pour en faire des adjuvants de filtration et des charges, est une roche sédimentaire constituée par l'accumulation de " frustules " (équivalent végétal de la carapace) siliceuses d'algues microscopiques : les diatomées. Pour qu'une telle accumulation se forme, il faut qu'il y ait pullulation, ce qui se produira dans des eaux calmes et très riches en silice. Ces conditions se trouvent notamment réunies dans les lacs volcaniques. Le Massif Central au sens large est à ce titre privilégié puisque les trois plus importants gisements d'Europe y ont été découverts. D'où la localisation des usines CECA de Riom-ès-Montagnes dans le Cantal et de St Bauzile en Ardèche.
Dès 1943, CECA effectue des travaux de prospection sur la zone de Murat dans le Cantal et ouvre son propre chantier . Les matériaux extraits dès 1945 sont ensuite traités à l'usine de Honfleur. Dès 1949, CECA s'assure la totalité des droits sur le gisement de la Bade par un accord avec les Diatomites de Riom (qui aboutira finalement à une fusion pure et simple) et construit sa propre usine dans le quartier du Sedour : l'usine CECA de Riom-ès Montagnes.
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| Diatomées. |
Prise de vues de l'usine de Riom-ès-Montagne en 1955. |
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